
🔥 1. Court-circuit
La corrosion peut provoquer des connexions parasites entre pistes, créant des courts-circuits. Cela peut :
faire chauffer la carte de manière anormale,
griller des composants sensibles (PMIC, CPU, NAND, etc.),
empêcher le démarrage complet de l’appareil.
—
⚡ 2. Oxydation des pistes et vias
Avec le temps, les pistes en cuivre sous le vernis de protection s’oxydent :
Cela interrompt la communication entre composants,
Peut rendre le diagnostic difficile, car les lignes semblent intactes à l’œil nu mais sont coupées électriquement,
Réparer nécessite un rebillage ou un jump wire, parfois même une greffe de carte.
—
🧠 3. Instabilité logicielle ou comportement erratique
Même si l’appareil s’allume :
il peut redémarrer aléatoirement (bootloop),
ne pas reconnaître certains composants (Wi-Fi, batterie, capteurs),
afficher un écran noir ou rétroéclairé sans image,
freezer ou laguer sévèrement.
—
🧩 4. Non-détection de périphériques ou ports défectueux
Si les lignes affectées gèrent :
les ports USB-C : charge impossible, transfert de données non fonctionnel,
les lignes I2C ou SPI : capteurs inactifs, affichage absent,
les lignes de gestion de batterie : fausse charge, extinction soudaine, batterie non détectée.
—
🛠️ 5. Réparation possible, mais complexe
Ce genre de carte demande :
un nettoyage au microscope avec isopropanol >99% et brosse antistatique,
le retrait de tous les composants corrodés,
souvent des mesures au multimetre pour vérifier les rails de tension,
parfois un remplacement de puce ou reballing.
—
📸 Analyse des photos
1. Photo 1 : corrosion bleue/verte typique d’un liquide contenant des sels ou du sucre (liquide collant ?), présence sur plusieurs pads = zone critique.
2. Photo 2 : zones moins touchées mais des débuts de corrosion autour des vias = danger potentiel pour les semaines/mois à venir.
3. Photo 3 : accumulation sous certains composants, signes de migration capillaire du liquide dans la couche PCB.